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Pourquoi les traducteurs détestent-ils les fichiers PDF ? (et pourquoi vous devriez les détester aus

Le traducteur est une espèce rare qui utilise un jargon parfois étrange. Il a plusieurs manies étranges dont celle de poser beaucoup de questions alors qu'il ne doit effectuer qu'un simple travail de traduction. Aujourd'hui, nous nous intéressons à l'une des questions qu'il pose le plus souvent : "Auriez-vous les natifs ?"

Qu'entend-on par fichier natif ?

Un fichier natif, c'est tout simplement le fichier original. Que ce soit un Word, un Excel, un Powerpoint ou un InDesign, un traducteur préférera toujours travailler directement sur des fichiers originaux. Malheureusement, il arrive bien souvent de ne recevoir que des fichiers PDF pour différentes raisons. Fichiers PDF qui s'avèrent bien souvent être un calvaire pour qui souhaite les traduire.

Pourquoi les traducteurs détestent-ils les fichiers PDF ? (et pourquoi vous devriez les détester aussi !)

Le PDF est un format pratique pour transmettre des données rapidement et sans être trop gourmand en termes de place. En revanche, il n'est destiné qu'à des fins de lecture. Leur objectif premier étant bien d'être non modifiable pour ne pas pouvoir en altérer le contenu.

Ce premier constat étant fait, on se rend bien compte qu'il n'est pas adapté à des activités d'édition de fichier et encore moins à de la traduction. Bien sûr, il existe des parades. On peut par exemple, utiliser un outil d'optical character recognition (OCR) pour transformer un PDF en fichier Word éditable, mais la qualité de ces derniers n'est pas irréprochable.

Tout d'abord, il arrive bien souvent que le fichier Word obtenu à partir d'un OCR contienne des erreurs, parfois parce que le logiciel n'a pas bien reconnu les caractères (il est fréquent que les "l" deviennent des "1") ou parce qu'il y a eu un décalage entre plusieurs colonnes (en particulier pour des fichiers InDesign sources transformés en PDF).

Bien sûr, cela est le cas si vous parvenez à obtenir un OCR correct. Cela n'est en effet pas toujours possible. Dans les cas où cela n'est pas possible, il est nécessaire de traduire sur un fichier vierge. Ici, de nombreux problèmes se posent. Tout d'abord, il devient plus difficile voire impossible d'utiliser les glossaires et mémoire de traduction existante et donc d'assurer une cohérence entre les différents fichiers d'un même client. Ensuite, cela pose des problèmes de coûts, puisque le travail de mise en page n'en sera que plus long.

L'exception qui confirme la règle

Pour être tout à fait complet, il faut tout de même évoquer la seule exception à la règle. Il y a un type de fichier qui nécessitera forcément - au grand dam du traducteur, mais aussi du graphiste - de passer par des fichiers PDF. Il s'agit du format Illustrator (mais aussi de Photoshop dans une moindre mesure) dont l'encodage ne permet pas un traitement dans un logiciel de traduction assistée par ordinateur.

Pour traiter ces deux types de fichiers tout en garantissant la cohérence, il n'y a qu'une seule solution possible. Il faut ici passer par un fichier PDF, retranscrire le texte à traduire dans un word et le traduire ensuite dans l'outil de traduction pour bénéficier à la fois des mémoires et des glossaires.